Contenu sensible đŸ€ą poursuites civiles contre le canadien Peter Nygard, actes de pĂ©dophilie, viols multiples, sodomies….

La poursuite dĂ©taille les agressions que les 10 plaignantes disent avoir subies : viol vaginal, viol anal, sexe oral. Peter Nygard aurait aussi demandĂ© aux femmes d’uriner ou de dĂ©fĂ©quer dans sa bouche.

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1522128/peter-nygard-agression-sexuelle-viol-louis-bacon

Dix femmes intentent une poursuite civile contre le magnat canadien de la mode Peter Nygard et demandent Ă  un tribunal de l’État de New York de certifier leur demande de recours collectif. Elles accusent l’homme d’affaires originaire de Winnipeg de les avoir violĂ©es dans sa villa des Bahamas et de mener un « rĂ©seau de trafic humain Â».

Avertissement : Ce texte contient des dĂ©tails explicites de nature sexuelle. Peter Nygard nie toutes les allĂ©gations, qui n’ont pas Ă©tĂ© prouvĂ©es devant un tribunal.

Trois des plaignantes avaient 14 ans, et trois autres, 15, au moment des viols prĂ©sumĂ©s, qui se seraient produits entre 2008 et 2015.

Les plaignantes, qui ne sont pas nommĂ©es dans la poursuite « pour protĂ©ger leur identitĂ© en raison de la nature sensible et du contenu hautement personnel Â» qu’on y trouve, demandent des dommages pour les viols qu’elles auraient subis.

Selon la poursuite, Peter Nygard « a recrutĂ©, sĂ©duit et appĂątĂ© des enfants et des femmes jeunes, impressionnables et souvent pauvres, avec de l’argent comptant et de fausses promesses de contrats lucratifs en tant que mannequins pour les agresser, les violer et les sodomiser Â». Aucune accusation criminelle n’a Ă©tĂ© portĂ©e en rapport avec ces allĂ©gations.

Dans une dĂ©claration Ă©crite jeudi, l’avocat de Peter Nygard, Jay Prober, nie « vigoureusement Â» ces accusations qu’il qualifie de « complĂštement fausses [et] sans fondement Â». « Peter Nygard est impatient d’exposer cette arnaque et de laver sa rĂ©putation une fois pour toutes. Â»

Peter Nygard possĂšde un empire de plusieurs millions de dollars dans la fabrication et la vente de vĂȘtements, dont le siĂšge social est Ă  Winnipeg. Selon le site web de l’entreprise Nygard international, la sociĂ©tĂ© privĂ©e du magnat de la mode possĂšde plus de 170 boutiques en AmĂ©rique du Nord.

Des allégations de corruption

Selon la poursuite, Peter Nygard aurait drogué des femmes avec des psychotropes versés dans leurs boissons. Il serait parvenu à maintenir le secret autour de ses agissements en intimidant les plaignantes et en soudoyant les autorités et des politiciens des Bahamas.

Il aurait aussi « payĂ© des gens avec des fonds de sa sociĂ©tĂ©, pour intimider ses anciennes « petites amies » en crevant les pneus de leurs voitures, en allumant des incendies, en payant la police pour qu’elle menace de les arrĂȘter et en les faisant suivre Â». 

Une dispute qui s’étend sur 10 ans

L’avocat de Peter Nygard indique que son client « s’attendait Ă  cette poursuite Â», qui s’inscrit, selon lui, dans une suite de tentatives effectuĂ©es depuis une dizaine d’annĂ©es par son ancien voisin des Bahamas, le milliardaire amĂ©ricain Louis Bacon, pour salir sa rĂ©putation.

Ce qui a commencĂ© par une simple plainte relative au bruit s’est transformĂ© en une cascade de poursuites dĂ©posĂ©es par les deux hommes dans divers tribunaux de plusieurs pays.

La poursuite la plus rĂ©cente de Peter Nygard contre Louis Bacon, dĂ©posĂ©e en novembre 2019 Ă  New York, allĂšgue que ce dernier « a embauchĂ© une Ă©quipe d’avocats et d’enquĂȘteurs privĂ©s Â» pour amener des tĂ©moins « Ă  faire de faux tĂ©moignages […], de fausses dĂ©clarations […] dans l’intention de nuire Ă  Peter Nygard Â».

Peter Nygard dit que les allĂ©gations contenues dans la poursuite dĂ©posĂ©e jeudi sont une rĂ©ponse Ă  celle qu’il a intentĂ©e en novembre contre Louis Bacon, allĂ©guant que les plaignantes ont Ă©tĂ© « payĂ©es pour faire de fausses dĂ©clarations Â».

Des sauteries hebdomadaires

Les plaignantes affirment que les viols se sont produits dans la villa des Bahamas de Peter Nygard pendant ou aprĂšs ce que ce dernier appelait des « pampers parties Â».

Son personnel avait pour instruction de recruter des jeunes femmes pour ces sauteries hebdomadaires, selon la poursuite. Une fois dans le domaine, elles auraient Ă©tĂ© fichĂ©es et photographiĂ©es. Peter Nygard aurait utilisĂ© ces informations pour choisir ses victimes potentielles. Selon la poursuite, Peter Nygard possĂ©derait une base de donnĂ©es de plus de 7500 femmes et filles mineures.

La poursuite dĂ©taille les agressions que les 10 plaignantes disent avoir subies : viol vaginal, viol anal, sexe oral. Peter Nygard aurait aussi demandĂ© aux femmes d’uriner ou de dĂ©fĂ©quer dans sa bouche. 

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Une des victimes prĂ©sumĂ©es, qui avait 14 ans au moment des faits, selon la poursuite, dit que Peter Nygard a commencĂ© par lui montrer des images pornographiques et lui a demandĂ© d’employer un jouet sexuel sur lui avant de la violer, « lui causant une douleur et un traumatisme extraordinaires Â».

La poursuite indique que Peter Nygard aurait payé ses victimes des dizaines de milliers de dollars aprÚs chaque viol.

La sociĂ©tĂ© de Nygard aurait financĂ© toutes les « pamper parties Â» en transfĂ©rant de l’argent du compte en banque canadien de la compagnie vers les Bahamas en le faisant transiter par New York, selon la poursuite.

« Quand Peter Nygard a appris qu’il y avait une enquĂȘte sur son rĂ©seau de trafic humain, il s’est tournĂ© vers des tactiques de violence, d’intimidation, de corruption et de pots-de-vin pour tenter de faire taire ses victimes et de maintenir sa combine Â», lit-on dans la poursuite.

Étant donnĂ© qu’il y a une prescription de 10 ans sur des causes de ce genre dans l’État de New York, les plaignantes demandent qu’on leur permette de procĂ©der mĂȘme s’il s’est passĂ© plus de 10 ans depuis les faits dĂ©noncĂ©s, citant les facteurs qui les ont empĂȘchĂ©s de porter plainte jusqu’ici, comme les menaces, l’usage de la force, la honte, la peur, ainsi que la faiblesse des lois qui protĂšgent mal les victimes.

Un juge doit autoriser le recours collectif pour qu’il puisse aller de l’avant.

Aucune des allĂ©gations dans cette poursuite n’a Ă©tĂ© prouvĂ©e devant un tribunal.

Avec des informations de Timothy Sawa